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Table des matières,
présentation
L'abondance des formes anciennes permet de se faire une idée des états de langue et des étages de signification à l'époque historique. S. Maria de Quadraginta en 902 pour Quarante, montre l'adaptation pieuse (les Quarante martyrs) dans la désignation d'une église, d'un gaulois Caranta. La permanence de Agantico dans les formes anciennes de Ganges, permet de postuler le grec Acantikos, épineux (lieu broussailleux). La connaissance des formes anciennes, l'observation du terrain, la prise en compte des réalités objectives, la connaissance du contexte historique et culturel, totalement nécessaires en toponymie, sont ici le meilleur garant de l'établissement du sens du toponyme en l'éloignant de la recherche de la racine première avec lesquelles certains auraient voulu confondre la toponymie. Aidé dans sa tâche par l'abbé Cabrol et de nombreux correspondants et amis, une étude attentive des lieux permit à F.R. Hamlin d'établir de nouveaux sens (pensons aux Regagnas enfin compris dans la désignation de résurgences) ; dans le même ordre d'idée, saluons l'observation naturaliste de l'arn, le paliure austral (essence de haies) à l'origine des noms de lieux Arnas, Arnède, Arnet et Arnel. Sans aucun esprit d'école, l'auteur a donné, avec cet ouvrage, la meilleure illustration de la toponymie définie comme recherche du sens d'un nom attribué à un lieu particulier à une époque donnée.
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